Une ville avec une réputation, et une bonne réponse à lui opposer
Charleroi a longtemps été appelée la ville la plus laide de Belgique, surtout par des gens qui l'avaient vue depuis le ring. Elle a grandi sur le charbon et le verre, les deux industries se sont effondrées, et il est resté l'échelle d'une grande ville avec les recettes d'une ville qui rétrécit. Ce qui la rend intéressante aujourd'hui, c'est qu'elle a arrêté de faire semblant. Plutôt que de cacher son passé industriel, elle a transformé les charbonnages en musées, les terrils en collines de promenade et les bâtiments vides en lieux d'exposition.
On ne vient pas ici pour le joli. On vient pour quelque chose qui accroche davantage que le joli.
Le Bois du Cazier
Commencez par là : tout le reste de Charleroi prend ensuite plus de sens. Le Bois du Cazier, à Marcinelle, est un ancien charbonnage classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le 8 août 1956, un incendie au fond a tué 262 mineurs, dont une large part d'Italiens venus en Belgique dans le cadre d'un accord échangeant des travailleurs contre du charbon. Le site conserve les châssis à molettes, les bâtiments de surface et un mémorial, et raconte l'histoire sans l'adoucir.
Derrière les bâtiments, les anciens terrils sont aujourd'hui des collines boisées que l'on peut gravir. Du sommet, on embrasse un paysage entièrement fabriqué par l'homme.
Le beffroi et le centre Art déco
Le beffroi de Charleroi n'est pas médiéval comme les autres de la liste UNESCO des beffrois de Belgique et de France. Il a été bâti dans les années 1930 en Art déco, accolé à l'hôtel de ville, ce qui en fait l'intrus, dans le bon sens. Regardez autour de vous dans la Ville haute : les années trente ont laissé ici beaucoup de belle brique et de géométrie franche devant lesquelles la plupart des visiteurs passent sans s'arrêter.
Saint-Christophe et sa mosaïque
L'église Saint-Christophe cache ce qu'on ne devinerait pas de l'extérieur : une immense mosaïque du XXe siècle, d'inspiration byzantine, qui couvre la voûte au-dessus du chœur. Dix minutes à l'intérieur valent la peine rien que pour le contraste entre la façade modeste et l'or dedans.
Le musée de la Photographie
Le musée de la Photographie est l'un des plus vastes d'Europe et occupe un ancien carmel néogothique doté d'une extension moderne. Les couloirs de cloître deviennent des salles d'exposition : cadre étrange et remarquablement efficace pour la photographie. Une programmation temporaire sérieuse accompagne la collection permanente, regardez donc ce qui est à l'affiche. Si vous n'avez le temps que d'un musée à Charleroi, ce devrait être celui-là pour la plupart des gens.
Verre, art contemporain et métro
Le musée du Verre traite de l'autre industrie qui a bâti la ville. Le verre de Charleroi a fait le tour du monde, et le musée aborde à la fois la technique et les vies ouvrières derrière.
Le BPS22, dans une halle de verre et d'acier de 1911, montre un art contemporain à dimension sociale, en accord avec le bâtiment et la ville.
Et le métro est une histoire en soi : un réseau prévu pour une population qui n'est jamais venue, avec des stations et des viaducs construits puis à peine utilisés. Une partie a depuis été mise en service. Les photographes en raffolent, et c'est un symbole honnête du XXe siècle carolo.
Découvrir Charleroi en jouant
Charleroi ne se livre pas d'elle-même, et c'est précisément pour cela qu'elle se prête à une exploration avec un but. Un jeu urbain vous donne un parcours et des énigmes à travers la Ville haute et la Ville basse : au lieu de juger la ville depuis une voie rapide, vous lisez de près ses façades, ses traces industrielles et ses détails des années trente. Cela marche entre amis, en famille et particulièrement bien entre collègues, parce que la ville surprend.
Questions fréquentes
Charleroi vaut-elle la visite ?
Oui, si vous cherchez du patrimoine industriel, de bons musées et une ville avec une vraie histoire plutôt qu'un centre de carte postale. Une journée suffit pour l'essentiel.
Pour quoi Charleroi est-elle connue ?
Pour son passé du charbon et du verre, le site UNESCO du Bois du Cazier, le musée de la Photographie et un beffroi Art déco qui détonne parmi les médiévaux.
Charleroi est-elle sûre pour les visiteurs ?
Les quartiers décrits ici sont des quartiers urbains ordinaires et le bon sens habituel suffit : rester attentif autour de la gare le soir, ne pas exhiber d'objets de valeur, et tout va bien.
Comment se déplacer ?
Le centre se fait à pied, le métro et les bus couvrent le reste. Le Bois du Cazier est accessible en bus ou en voiture en peu de temps.
Est-ce adapté aux enfants ?
Le Bois du Cazier et la balade sur les terrils fonctionnent bien avec des enfants plus grands. Les musées de la photo et du verre conviennent davantage aux adolescents.
Venez jouer à Charleroi
Si vous voulez voir au-delà de la réputation, traversez la ville avec un parcours qui vous oblige à regarder. Voici comment ça marche, et pour les journées d'équipe et les grands groupes, les formules sont sur cette page. Des questions sur les dates, la taille du groupe ou les parcours ? Écrivez-nous. Vous restez en Wallonie ? Tournai offre un beau contraste.




